nov
02

Motivé, motivé ! Il faut rester motivé…

Nous sommes Lundi et le week-end à peine terminé il faut déjà retourner au travail… S’il y a un jour où notre motivation est mise à rude épreuve, c’est bien le Lundi. Mais qu’est-ce qui fait que l’on est motivé ou non ? Je pense sincèrement que la réponse est très complexe !

Carte mentale définissant la motivation

Crédit photo : Philippe Boukobza (Flickr) sous licence Creative Commons

Il existe de nombreux critères qui vont affecter notre motivation au travail. Pourtant, parlez-en entre collègues et vous vous rendrez compte que ce sont toujours les mêmes raisons qui reviennent : la satisfaction de soi et la reconnaissance par autrui. Et oui, c’est probablement difficile de l’admettre, mais ce sont bien là les nerfs de la guerre ! Je vois déjà certains d’entre-vous dire : « Et la paye qui tombe à la fin du mois, alors ? ». Et bien réfléchissez encore un peu : le salaire est une forme de reconnaissance du travail réalisé par son employeur, et l’objectif recherché est de rapporter à la maison l’argent qui permettra d’acheter sa petite envie repérée lors du dernier lèche-vitrine en date ou de pouvoir offrir ce petit plat que vous avez en tête depuis la semaine dernière à votre petite famille… Et ainsi être satisfait de votre achat (satisfaction de soi) ou d’entendre le tant attendu : « Mmmm… C’est vraiment délicieux ! » (reconnaissance par autrui). Des exemples comme ceux-là sont nombreux. Vous vous accorderez donc à dire que l’argent n’est pas une fin en soi, mais c’est bien ce qu’on va en faire qui nous stimule.

Pour continuer cette petite introspection, regardez bien quelqu’un qui est motivé à bloc : il est plein d’énergie, abat le travail de trois personnes et malgré cela il garde le sourire et plaisante à tout va avec ses collègues. Ce soir, quand il rentrera chez lui après avoir fait des heures supplémentaires, il sera content car il aura l’impression d’une journée bien remplie dans un but bien clair dans son esprit. Sa motivation aura même eu un effet bénéfique pour ses collègues au bureau : il semblerait que cette dernière soit contagieuse ! Maintenant, prenez cette même personne quelques années plus tard, alors que ses objectifs sont plus vagues et surtout que le résultat de ses actions ne porte plus vraiment ses fruits : sa motivation est en berne. Il vient au boulot à contre-cœur et part le soir dès l’heure « officielle » atteinte. Il n’éprouve plus de plaisir dans son travail, ne plaisante plus avec ses collègues que pour faire de l’humour noir à propos des conditions de travail… Et le voilà tombé dans un cercle vicieux dont il lui sera difficile de sortir.

Car l’atteinte d’un objectif clairement défini est indispensable à une bonne motivation. Une cible trop vague ? Ou inatteignable ? C’est la perte de motivation à coup sûr ! Et comme on n’est plus motivé, on se trouve moins bon au travail et on perd l’estime de soi. Son chef est de plus en plus septique et l’évaluation à la fin de l’année est catastrophique, on perd la reconnaissance de l’autre… Ce qui ne pousse pas à mieux travailler ! Voilà la situation dont il faut absolument sortir ! Mais comment, me direz-vous ? Et bien voilà deux idées qui le semblent être les seules réellement viables :

1. Se reprendre en main

L'image de soi ou comment s'auto-motiver

Crédit photo : jcoterhals (Flickr) sous licence Creative Commons

Si vous êtes arrivés jusque là dans la lecture de cet article, vous êtes déjà sur la bonne voie : vous avez compris que quelque chose n’allait pas et il ne faut pas rester sans rien faire. L’étape de la prise de conscience étant passée, il vous faut maintenant redéfinir votre objectif. Parce que finalement, tout ce qui compte c’est d’avoir un but dans tout ce qu’on fait. Pour certains, ce sera personnel : « finalement, mon but c’est de finir tôt pour profiter de ma famille », « je peux profiter du temps libre que me laisse mon emploi pour la réalisation de mes projets personnels », etc. Pour d’autres, ce sera professionnel : « si je réussis, je pourrai prendre la tête de l’équipe », « ça me fera une belle expérience à mettre sur mon CV », etc. Mais attention : tenir le cap n’est pas chose aisée et la tentation sera forte de céder à nouveau au manque de motivation. Car quoiqu’on en dise, nous avons tous une capacité limitée à encaisser un quotidien morose au travail…

Cette solution présente malgré tout un avantage non négligeable : celui de ne rien changer. Parce que tout le monde le sait bien : « On sait ce que l’on quitte, on ne sait pas ce que l’on prend »… Si vous vous posez la question pour la première fois, cette solution est très certainement la meilleure. Si par contre vous en êtes déjà au troisième passage à vide, là je vous recommande fortement de jeter un œil à la solution suivante !

2. Changer de boulot

Voilà probablement LA solution pour celui qui a déjà tout essayé pour être bien dans son boulot sans jamais y parvenir. Mais le pas n’est pas facile à franchir, surtout quand on se rend compte que les années ont passé et qu’on a maintenant une famille à nourrir et des dettes à honorer… Bien sûr, il vous sera nécessaire de prendre votre courage à deux mains car je ne vais pas vous mentir : il y a des risques. Mais dites-vous qu’au plus vous attendrez, et au plus ce risque deviendra important.

Le courage d'aller voir ailleurs

Crédit photo : jenny downing (Flickr) sous licence Creative Commons

En effet, que se passe-t-il pendant que vous perdez votre temps là où vous êtes ? Et bien le marché avance. Sans vous. Et que se passera-t-il quand vous toquerez à la porte d’un potentiel futur employeur et qu’il constatera que vous avez X années de retard par rapport à ce qu’attend aujourd’hui le marché ? Je vous laisse deviner…

Je ne vous dis pas non plus d’y aller bille en tête car un tel changement se doit d’être préparé en bonnes et dues formes. Mais ne repoussez pas trop non plus l’échéance car un jour, il risque d’être trop tard et la pente sera encore plus difficile à remonter.

En conclusion, si vous êtes concerné par des difficultés de motivation, posez-vous ma question sur la manière d’y répondre sans trop tarder car une fois tombé dans le cercle vicieux de la démotivation, la sortie n’en est pas simple… Et vous, avez-vous été confronté à cette situation ? Comment vous en êtes-vous sorti ?

oct
01

Bien sûr Monsieur, avec plaisir Monsieur…

Sourire tout sauf sincère...

Crédit photo : frankjuarez (Flickr) sous licence Creative Commons

L’article d’aujourd’hui porte sur un comportement très répandu aussi bien au travail que dans la vie privée : le sourire forcé. A l’évocation de ce comportement, beaucoup d’entre nous ont la même réaction : « alors moi, l’hypocrisie je ne supporte pas ! ». Et pourtant, cherchez bien, je suis certain que vous avez déjà été amené à sourire alors que vous ne le souhaitiez pas. Lors d’un repas de famille, alors que belle maman vous raconte les histoires de son petit animal de compagnie ; au bureau, alors que votre chef vous raconte la dernière blague qu’il a lu la veille dans son magazine télé préféré ; ou peut-être même pendant que votre potentiel futur client vous raconte ses petits problèmes du quotidien. Et oui, ce comportement fait partie de notre vie de tout les jours, qu’on le veuille ou non…

Tenez, par exemple, mettez-vous à la place d’un serveur de restaurant. Nous savons tous à quel point ce travail peut être éreintant. Pourtant, il est INDISPENSABLE d’être cordial avec son client. Et ce pour deux raisons : la première est qu’un client ne sera content de son passage dans l’établissement que si le service est au moins à la hauteur des plats. Et la deuxième est qu’un client content est un client… qui laisse potentiellement un pourboire ! Cela semble vénal, n’est-ce pas ? Mais pourtant, repensez à ce vendeur de voiture qui semblait prendre du bon temps avec vous en riant à chaque occasion qui s’est présentée. Lui auriez-vous acheté cette voiture s’il vous avait reçu les lèvres soudées, sans accorder aucun intérêt à tout ce que vous auriez pu lui dire qui ne concernait pas directement sa vente potentielle ? Certains diront oui, mais je ne les croirai pas. Parce que nous sommes tous sensibles au sourire de l’autre, et que si l’autre en a conscience alors il pourra en jouer pour arriver à ses fins. Et s’il n’est pas capable de le faire, alors il devra trouver un autre travail !

Malgré tout, l’argent n’est pas la seule raison pour laquelle on peut être amené à sourire contre son gré. Reprenons l’exemple du dîner de famille. Qu’est-ce qui peut donc bien nous pousser à rire des blagues absolument pas drôles de tonton Robert ? Et bien il s’agit ici purement et simplement de la peur de froisser l’autre, et ainsi briser une relation. Parce qu’au fond, on l’aime bien tonton Robert, et on ne voudrait pas qu’il se vexe et se mette à vous bouder. Pire encore, on éviterait bien à tout prix l’engueulade à la maison sous prétexte que vous ne faites pas d’effort avec tonton Robert s’il est de la famille de votre conjoint… Est-ce que vous vous voyez en train de faire la tête dans un coin, simplement parce que vous n’êtes pas d’humeur aujourd’hui, alors que toute la famille se réuni pour fêter un évènement ? Bien sûr que non, alors vous faîtes comme si de rien n’était et vous souriez.

Crédit photo : leedsyorkshire (Flickr) sous licence Creative Commons

Crédit photo : leedsyorkshire (Flickr) sous licence Creative Commons

Nous vivons tous une pression sociale autour du sourire qui, finalement, a fait de nous au moins une fois dans notre vie des hypocrites. Mais pour finir sur une note d’optimisme, pensez à tous les sourires que vous avez pu donner et que vous donnerez encore de bon coeur : lors d’une soirée entre amis, dans des moments complices avec l’être aimé, ou encore en regardant tendrement votre bébé s’endormir dans vos bras…

août
20

La vie de couple : la plus grande escrocrerie jamais inventée ?

Voici mon deuxième billet, et déjà un sujet particulièrement épineux : la vie de couple. Je dis épineux car mon objectif ici est de vous donner un point de vue que certains d’entre-vous trouveront particulièrement choquant. En effet, la notion même de vie de couple me semble être, avec un peu de recul, la plus grande escroquerie sociale jamais inventée. Mais s’il vous plaît, que vous partagiez ou non mon opinion, n’hésitez pas à lire cet article jusqu’au bout et à réagir pour me faire part de vos sentiments sur le sujet.

Flawless love

Crédit photo : Orangeya (Flickr) sous licence Creative Commons

Tout d’abord, je tiens à clarifier un peu le sujet : une relation de couple est par définition quelque chose de complexe, et que chacun de nous est amené à gérer de manière différente en fonction de ses expériences passées et de son contexte familial. Même si d’autres critères rentrent très probablement en cause, il me semble que ceux-ci restent les principaux. Cependant, la perception que nous avons de ce type de relation me semble indéniablement influencée par notre contexte social. Pour preuve, la notion même de couple n’existe même pas dans certaines cultures ! Un intéressant article de Wikipedia sur la polygamie révèle en effet que 80% des sociétés connus sont polygames de droit. Pourtant, dans les faits, ce même article révèle que 60 à 80% des foyers sont monogames. Ceci vient contredire mon discours, me direz-vous ? Et bien je dirai justement le contraire. En effet, la polygamie, tout comme le polyamour ou encore le libertinage, montrent que l’Homme cherche encore et toujours des solutions pour « mieux vivre ensemble ». Problème : ceci vient en totale contradiction avec le monde dans lequel nous vivons, en tout cas nous en tant qu’occidentaux vivant dans un pays industrialisé.

Carte du monde montrant les pays acceptant la polygamie (en vert) - Source : Wikipédia (auteur : Brahim-59), sous licence Creative Commons

Carte du monde montrant les pays acceptant la polygamie (en vert) - Crédit : Brahim-59 (Wikipédia) sous licence Creative Commons

Sans nous en rendre compte, nous sommes tous les jours soumis à une pression sociale phénoménale autour de la relation de couple. A commencer par les enfants : n’est-ce pas la base même de la recette du célèbre conte de fées ? Et ceci nous suivra tout au long de notre existence, et ce pas seulement sur le grand ou le petit écran malgré le succès des fameux happy endings américains dans lesquels la naissance d’un couple est presque un passage obligatoire. La forme probablement la plus connue en France de pression est celle exercée par l’Etat au travers des impôts, avec la notion de « parts » qui prend tout son intérêt lors du mariage. Les voyages sont aussi concernés avec bon nombre de réductions proposées aux couples, comme par exemple le tarif « Découverte à deux » proposé par la SNCF. Pire : alors que les voyagistes mettent en évidence des prix par personne, la plupart pratiquent l’ajout d’un supplément pour les départs en solo…

Mais prenons la question sous un autre angle : celui de la nature. Les espèces animales qui semblent établir la notion de « couple » ne le font que dans l’intérêt de leur progéniture. En effet, le rôle du père et de la mère est clairement identifié et chacun d’entre eux veille à un intérêt commun : la survie de leur(s) petit(s). L’article de Wikipedia sur la monogamie fournit une liste non exhaustive d’espèces animales réputées monogames, et fait au passage remarquer que celles-ci sont rares (3 à 10% des mammifères). Mais encore plus intéressant la traduction que vous trouverez sur le forum Futura Sciences d’un article publié par Justin BRASHARES, assistant professeur à l’université de Berkeley et spécialisé dans l’écologie et la conservation de la vie sauvage. Celui-ci fait effectivement état d’un possible lien entre l’extinction de certaines espèces et leur nature monogame…

Crédits photo : smellyknee (Flickr) sous licence Creative Commons

Crédit photo : smellyknee (Flickr) sous licence Creative Commons

Enfin, jetons un œil sur les statistiques. Pour cela, la meilleure référence reste sans doute l’INSEE avec son tableau de Taux de divorce selon la durée du mariage et l’année du divorce. Je pense que les valeurs affichées parlent d’elles-même : en 2006, environ 21% des mariages finissent par un divorce dans les 10 premières années. On est loin des contes de fées… A titre de comparaison, ce nombre tombe à 9% si on remonte en 1976. Alors que s’est-il passé en 30 ans ? L’explication qui me semble la plus plausible est que la société nous permet maintenant de nous laisser à nos instincts les plus enfouis, révélant ainsi notre inaptitude à la vie éternelle avec le même partenaire. Et pour preuve supplémentaire, si tant est qu’elle soit nécessaire, le nombre de services offerts (même si le mot ne correspond la plupart du temps pas à la réalité…) aux membres du couple en difficulté : des conseils de votre magazine préféré au marabout guérissant tous les maux de coeur en passant par les psychologues spécialisés, tous sont là pour essayer de faire passer une pilule pour une maladie qui n’existe pas. Vous pouvez aussi vous amuser un peu avec votre ami Google : « Problèmes de couple » retourne 126 000 résultats, alors que son homologue anglais « Relationship issues » en remonte 729 000…

La conclusion à laquelle j’arrive après toutes ces recherches est que l’homme a inventé la notion de couple « pour la vie », mais que celle-ci est définitivement vouée à l’échec. De toutes les formes de vie commune que l’homme aura testé au cours de son existence sur Terre, aucune d’entre-elles n’aura fini par durer. Mais comment faire sachant que le monde entier dans lequel nous vivons est basé sur cette notion désuète ? Celui-ci a déjà commencé à changer, et alors que la séparation est maintenant déjà dans les mœurs, les services pour célibataires fleurissent. Je prédis que ce phénomène ne fera que s’amplifier dans les années à venir.

Comme d’habitude, j’attends avec impatience vos commentaires. Ce qui rendrait ceux-ci encore plus intéressant serait de donner un peu d’informations sur votre vie amoureuse (si vous êtes ou avez été en couple, combien de temps, etc.), votre âge (ou tout au moins une dizaine si vous ne voulez pas en dire plus ;-) ) et votre sexe. Ceci afin de voir si les avis se recoupent selon des critères communs. Maintenant, allez-y, déchaînez vos passions ! :o )

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