Nous sommes Lundi et le week-end à peine terminé il faut déjà retourner au travail… S’il y a un jour où notre motivation est mise à rude épreuve, c’est bien le Lundi. Mais qu’est-ce qui fait que l’on est motivé ou non ? Je pense sincèrement que la réponse est très complexe !
Il existe de nombreux critères qui vont affecter notre motivation au travail. Pourtant, parlez-en entre collègues et vous vous rendrez compte que ce sont toujours les mêmes raisons qui reviennent : la satisfaction de soi et la reconnaissance par autrui. Et oui, c’est probablement difficile de l’admettre, mais ce sont bien là les nerfs de la guerre ! Je vois déjà certains d’entre-vous dire : « Et la paye qui tombe à la fin du mois, alors ? ». Et bien réfléchissez encore un peu : le salaire est une forme de reconnaissance du travail réalisé par son employeur, et l’objectif recherché est de rapporter à la maison l’argent qui permettra d’acheter sa petite envie repérée lors du dernier lèche-vitrine en date ou de pouvoir offrir ce petit plat que vous avez en tête depuis la semaine dernière à votre petite famille… Et ainsi être satisfait de votre achat (satisfaction de soi) ou d’entendre le tant attendu : « Mmmm… C’est vraiment délicieux ! » (reconnaissance par autrui). Des exemples comme ceux-là sont nombreux. Vous vous accorderez donc à dire que l’argent n’est pas une fin en soi, mais c’est bien ce qu’on va en faire qui nous stimule.
Pour continuer cette petite introspection, regardez bien quelqu’un qui est motivé à bloc : il est plein d’énergie, abat le travail de trois personnes et malgré cela il garde le sourire et plaisante à tout va avec ses collègues. Ce soir, quand il rentrera chez lui après avoir fait des heures supplémentaires, il sera content car il aura l’impression d’une journée bien remplie dans un but bien clair dans son esprit. Sa motivation aura même eu un effet bénéfique pour ses collègues au bureau : il semblerait que cette dernière soit contagieuse ! Maintenant, prenez cette même personne quelques années plus tard, alors que ses objectifs sont plus vagues et surtout que le résultat de ses actions ne porte plus vraiment ses fruits : sa motivation est en berne. Il vient au boulot à contre-cœur et part le soir dès l’heure « officielle » atteinte. Il n’éprouve plus de plaisir dans son travail, ne plaisante plus avec ses collègues que pour faire de l’humour noir à propos des conditions de travail… Et le voilà tombé dans un cercle vicieux dont il lui sera difficile de sortir.
Car l’atteinte d’un objectif clairement défini est indispensable à une bonne motivation. Une cible trop vague ? Ou inatteignable ? C’est la perte de motivation à coup sûr ! Et comme on n’est plus motivé, on se trouve moins bon au travail et on perd l’estime de soi. Son chef est de plus en plus septique et l’évaluation à la fin de l’année est catastrophique, on perd la reconnaissance de l’autre… Ce qui ne pousse pas à mieux travailler ! Voilà la situation dont il faut absolument sortir ! Mais comment, me direz-vous ? Et bien voilà deux idées qui le semblent être les seules réellement viables :
1. Se reprendre en main
Si vous êtes arrivés jusque là dans la lecture de cet article, vous êtes déjà sur la bonne voie : vous avez compris que quelque chose n’allait pas et il ne faut pas rester sans rien faire. L’étape de la prise de conscience étant passée, il vous faut maintenant redéfinir votre objectif. Parce que finalement, tout ce qui compte c’est d’avoir un but dans tout ce qu’on fait. Pour certains, ce sera personnel : « finalement, mon but c’est de finir tôt pour profiter de ma famille », « je peux profiter du temps libre que me laisse mon emploi pour la réalisation de mes projets personnels », etc. Pour d’autres, ce sera professionnel : « si je réussis, je pourrai prendre la tête de l’équipe », « ça me fera une belle expérience à mettre sur mon CV », etc. Mais attention : tenir le cap n’est pas chose aisée et la tentation sera forte de céder à nouveau au manque de motivation. Car quoiqu’on en dise, nous avons tous une capacité limitée à encaisser un quotidien morose au travail…
Cette solution présente malgré tout un avantage non négligeable : celui de ne rien changer. Parce que tout le monde le sait bien : « On sait ce que l’on quitte, on ne sait pas ce que l’on prend »… Si vous vous posez la question pour la première fois, cette solution est très certainement la meilleure. Si par contre vous en êtes déjà au troisième passage à vide, là je vous recommande fortement de jeter un œil à la solution suivante !
2. Changer de boulot
Voilà probablement LA solution pour celui qui a déjà tout essayé pour être bien dans son boulot sans jamais y parvenir. Mais le pas n’est pas facile à franchir, surtout quand on se rend compte que les années ont passé et qu’on a maintenant une famille à nourrir et des dettes à honorer… Bien sûr, il vous sera nécessaire de prendre votre courage à deux mains car je ne vais pas vous mentir : il y a des risques. Mais dites-vous qu’au plus vous attendrez, et au plus ce risque deviendra important.
En effet, que se passe-t-il pendant que vous perdez votre temps là où vous êtes ? Et bien le marché avance. Sans vous. Et que se passera-t-il quand vous toquerez à la porte d’un potentiel futur employeur et qu’il constatera que vous avez X années de retard par rapport à ce qu’attend aujourd’hui le marché ? Je vous laisse deviner…
Je ne vous dis pas non plus d’y aller bille en tête car un tel changement se doit d’être préparé en bonnes et dues formes. Mais ne repoussez pas trop non plus l’échéance car un jour, il risque d’être trop tard et la pente sera encore plus difficile à remonter.
En conclusion, si vous êtes concerné par des difficultés de motivation, posez-vous ma question sur la manière d’y répondre sans trop tarder car une fois tombé dans le cercle vicieux de la démotivation, la sortie n’en est pas simple… Et vous, avez-vous été confronté à cette situation ? Comment vous en êtes-vous sorti ?











